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1 - Le coup d'Etat du 19/09/2006
2 - La vie après le tsunami
3 - Le point sur la grippe aviaire

     
 
       
       
       
       
     
 

1 - Le coup d'Etat du 19/09/2006
 

Le 19 septembre 2006, le Général Sonthi Boonyarataglin, chef des armées, a mené un coup d'Etat contre le Premier Ministre Thaksin Shinawatra. Les militaires semblent avoir l'approbation du Roi et le soutien d'une majorité de la population. Ce putsch, qui s'est déroulé dans le plus grand calme et sans effusion de sang, est justifié par ses auteurs pour mettre fin à la crise politique qui sévit dans le royaume depuis près d'un an. La vie quotidienne suit son cours normal et les touristes présents, notamment les clients de Thaïlande Autrement, poursuivent leurs circuits sans aucune perturbation.

Après les nombreux appels à la démission du Premier Ministre ces derniers mois, notamment lors des manifestations pacifiques du printemps, et devant l'entêtement de celui-ci à conserver son pouvoir autoritaire, de nombreux Thaïlandais semblent satisfaits de ce renversement politique. Pour mieux comprendre la situation, il faut en effet savoir que Thaksin, comme tout le monde le nomme ici, était attaqué par les partis d'opposition évidemment mais aussi par de nombreux intellectuels et ONGs ainsi que par la majorité des médias. Par ailleurs, sa mésentente avec le Roi, très vénéré en Thaïlande, n'était pas à son avantage. Accusé de corruption dans différents scandales, de conflit d'intérêts du fait de la place qu'occupe sa famille (la plus fortunée du pays) dans les télécommunications notamment, et dénoncé pour ses méthodes autoritaires, très visibles dans sa politique vis-à-vis des musulmans dans le sud ou dans ses tentatives de censure des médias, il avait momentanément accepté de se retirer du pouvoir en avril dernier. Mais c'était pour mieux revenir quelques semaines plus tard au devant de la scène politique en vue de nouvelles élections parlementaires en octobre (le pays n'a plus de Parlement depuis le printemps à cause de cette crise politique), ce qui a cristallisé la colère de ses opposants. Ce contexte* explique à la fois la volonté affichée des militaires de rendre le pouvoir aux civils dès que possible et aussi l'acceptation résignée de nombreux Thaïs de la nécessité d'en arriver là pour résoudre le conflit interne.

De fait, alors que le coup d'Etat militaire est synonyme dans nos consciences occidentales de l'instauration d'un régime de terreur, en Thaïlande, il est apparamment perçu, cette fois-ci au moins, comme la seule sortie de crise possible à une impasse de leur système démocratique (les prochaines élections législatives étaient régulièrement repoussées, les deux principaux partis politiques étaient menacés de dissolution suite aux fraudes électorales en avril dernier...). De plus, le Roi a validé le coup d'Etat, il est donc peu envisageable qu'il y ait une résistance et que cet événement perturbe véritablement la vie quotidienne en Thaïlande à l'avenir. Toutes les infrastructures fonctionnent normalement et rien n'indique que cela change dans les prochaines semaines. Concrètement, la situation est un peu comme-ci il y avait eu une démission du gouvernement et que les militaires étaient présents à l'extérieur des bâtiments stratégiques pour prévenir des risques de manifestations ou d'insécurité (présence de même type que le Plan Vigipirate en France). Cela créerait beaucoup de débats politiques parmi la population mais chacun continuerait ses activités habituelles. C'est en gros ce qui se passe actuellement dans le royaume.

Et le tourisme en Thaïlande ?

Les touristes actuellement dans le pays, y compris nos clients arrivés à l'aéroport de Bangkok le lendemain matin du putsch, ne sont nullement perturbés par cette nouvelle situation, tout fonctionnant comme d'habitude. Les Thaïs sont toujours aussi accueillants et ils espèrent bien que les tensions politiques de ces derniers mois sont désormais apaisées, que le royaume va garder sa réputation légendaire de "pays du sourire" !

Nous allons tenter de rendre compte régulièrement ici de l'évolution de la situation, notre priorité étant toujours la sécurité et le bonheur de nos clients et de toutes celles et ceux qui les accueillent durant leurs séjours siamois. Si besoin, n'hésitez pas à nous contacter directement par le biais du courrier électronique.

* Evidemment, nous tentons de résumer une situation complexe donc pour de plus amples détails sur le contexte politique et social dans lequel s'inscrit ce renversement politique, nous vous conseillons de consulter la presse thaïe comme The Nation ou Bangkok Post ou bien les analyses parues dans la presse européenne.

   
 
   
 

   
 

2 - La vie après le tsunami
 

Le 26 décembre 2004, un tremblement de terre de magnitude 9 sur l'échelle de Richter s'est produit à 200 km à l'Ouest de Sumatra (Indonésie), son épicentre se situant donc à plusieurs milliers de kilomètres de la Thaïlande. Une onde de choc a provoqué un raz de marée, ou tsunami, dans l'océan indien et dans la mer d'Andaman sur la côte Ouest de l'isthme thaïlandais.

Les principales côtes touchées en Thaïlande se situaient dans les provinces de Phang Nga, Krabi et Phuket. Aucune autre région n'a été touchée, que ce soit dans le golfe de Siam ou à l'intérieur des terres (la vague est entrée à 1,8 kilomètres à son point le plus fort à Kao Lak, mais ailleurs elle s'est arrêtée à une centaine de mètres de la plage).
Les Thaïlandais, dont l'économie dans ces régions est très dépendante du tourisme et de la pêche, se sont très vite organisés pour restaurer rapidement leur capacité d'accueil. Les travaux de reconstruction sont à ce jour terminés et les lieux de villégiature ne portent plus aucune stigmate de ce terrible séisme. La majorité des victimes hébergées dans les campements vit désormais dans des nouvelles maisons voire des nouveaux villages. Les pêcheurs ont reçu des fonds de solidarité pour reconstruire leurs bateaux et ils ont pu reprendre la mer. L'activité économique en 2006 correspond à celle de l'année 2004.

Une certaine réflexion sur l'aménagement des côtes et des plages s'est initiée pendant la période de reconstruction. La réglementation sur les équipements de plage a été renforcée (limitation du nombre de chaises longues qui doivent désormais être en plastique plus léger). Il semble que dans la pratique, il n'y ait cependant pas de réels changements et que la pression urbanistique reste importante notamment à Phuket ou à Koh Phi Phi, où les hôtels continuent de fleurir au détriment de la préservation de la végétation malgré son rôle tampon important.

En Thaïlande, les efforts ont été consacrés à l'élaboration de procédures de prévention et d'alerte. Au niveau national, un centre d'analyse et d'alerte a été créé, doté de la capacité de diffuser les alertes sur l'ensemble des TV et radios du pays et d'envoyer un SMS sur tous les téléphones portables. Au niveau local, les hôtels ont formé leur personnel et les autorités villageoises ont installé des équipements, telles que des sirènes, et conçu des routes d'évacuation. Des alertes tsunami sont réalisées régulièrement chaque année pour tester les capacités de réaction des administrations, des hôtels et de la population et leurs résultats ont été probants.

Les fonds sous-marins ont reçu l'attention d'équipes locales et internationales de plongeurs venues nettoyer les coraux. Les spots restent magnifiques, parmi les plus beaux du monde.

Les habitants de la région sont très reconnaissants de l'élan mondial de solidarité envers eux et revendiquent désormais le droit de travailler dignement, ils comptent beaucoup sur le retour des touristes.

Si vous souhaitiez de plus amples informations, nous restons à votre entière disposition par le biais du courrier électronique.

 
 
   

3 - Le point sur la grippe aviaire
 

Le virus de la grippe aviaire qui s'est étendu de l'Asie à l'Europe continue à mobiliser fortement la communauté scientifique et politique comme l'a prouvée la dernière assemblée générale de l'Organisation mondiale de la Santé.

Depuis que ce virus a franchi la barrière des espèces en 1997 à Hong Kong, les personnes infectées l'ont été par contact avec des volailles malades. Seize personnes sont décédées en Thaïlande depuis la déclaration de la maladie en 2003 (134 victimes au niveau mondial), et aucun cas de transmission interhumaine n'a pu être observé. L'épidémie est actuellement jugulée par l'abattage massif de volailles infectées et par des campagnes de vaccination. Des équipes mobiles ont détruit 300.000 volailles en juillet 2006 et un fonds d'indemnisation d'1,7 millions de dollars a été débloqué pour aider les éleveurs.

Plusieurs pistes de vaccins pour l'homme sont élaborées actuellement, cependant ce serait la forme humaine du virus transmué qui pourrait provoquer une réelle pandémie. Il faut donc attendre l'identification du virus réassortant pour obtenir un vaccin efficace pour l'homme.

L'OMS indique que la contamination des humains ne se produit pas par la consommation de viande de volaille mais par un contact rapproché avec des volailles infectées (fermes, élevages, abattoirs, marchés d'animaux vivants, qu'il convient donc d'éviter), voire avec des porcs contaminés par des volailles infectées.

S'il est impossible de prédire si la forme humaine du virus apparaîtra et quand, les scientifiques comme les autorités de santé publique se préparent à cette éventualité. D'autres pandémies font bien plus de morts en France (la grippe y est à l'origine d'en moyenne 2500 décès par an) ou dans le monde (les maladies liées à l'eau insalubre, etc ...).

Une surveillance nationale et internationale est en place, à laquelle l'Institut Pasteur participe. Le Tamiflu est un antiviral efficace sur l'ensemble des souches grippales. Certaines personnes contaminées au Vietnam et en Thaïlande ont pu ainsi guérir de la maladie.

Si vous souhaitiez de plus amples informations sur les mesures de prévention sanitaire à prendre avant votre voyage, vous pouvez consulter notre page d'informations pratiques ou nous contacter par le biais du courrier électronique.


La Thaïlande est aussi réputée comme destination de "tourisme médical" notamment pour la clientèle moyen-orientale qui y effectue des opérations lourdes. Les médecins des hôpitaux les plus fiables ont été formés en partie aux Etats-Unis ou en Europe et parlent donc anglais.
 
     

 

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