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2 - La vie après le
tsunami
Le 26 décembre
2004, un tremblement de terre de magnitude 9 sur l'échelle
de Richter s'est produit à 200 km à l'Ouest
de Sumatra (Indonésie), son épicentre
se situant donc à plusieurs milliers de kilomètres
de la Thaïlande. Une onde de choc a provoqué
un raz de marée, ou tsunami, dans l'océan
indien et dans la mer d'Andaman sur la côte Ouest
de l'isthme thaïlandais.
Les principales
côtes touchées en Thaïlande se situaient
dans les provinces de Phang Nga, Krabi et Phuket. Aucune
autre région n'a été touchée,
que ce soit dans le golfe de Siam ou à l'intérieur
des terres (la vague est entrée à 1,8
kilomètres à son point le plus fort à
Kao Lak, mais ailleurs elle s'est arrêtée
à une centaine de mètres de la plage).
Les Thaïlandais, dont l'économie dans ces
régions est très dépendante du
tourisme et de la pêche, se sont très vite
organisés pour restaurer rapidement leur capacité
d'accueil. Les travaux de reconstruction sont à
ce jour terminés et les lieux de villégiature
ne portent plus aucune stigmate de ce terrible séisme.
La majorité des victimes hébergées
dans les campements vit désormais dans des nouvelles
maisons voire des nouveaux villages. Les pêcheurs
ont reçu des fonds de solidarité pour
reconstruire leurs bateaux et ils ont pu reprendre la
mer. L'activité économique en 2006 correspond
à celle de l'année 2004.
Une certaine réflexion
sur l'aménagement des côtes et des plages
s'est initiée pendant la période de reconstruction.
La réglementation sur les équipements
de plage a été renforcée (limitation
du nombre de chaises longues qui doivent désormais
être en plastique plus léger). Il semble
que dans la pratique, il n'y ait cependant pas de réels
changements et que la pression urbanistique reste importante
notamment à Phuket ou à Koh Phi Phi, où
les hôtels continuent de fleurir au détriment
de la préservation de la végétation
malgré son rôle tampon important.
En Thaïlande,
les efforts ont été consacrés à
l'élaboration de procédures de prévention
et d'alerte. Au niveau national, un centre d'analyse
et d'alerte a été créé,
doté de la capacité de diffuser les alertes
sur l'ensemble des TV et radios du pays et d'envoyer
un SMS sur tous les téléphones portables.
Au niveau local, les hôtels ont formé leur
personnel et les autorités villageoises ont installé
des équipements, telles que des sirènes,
et conçu des routes d'évacuation. Des
alertes tsunami sont réalisées régulièrement
chaque année pour tester les capacités
de réaction des administrations, des hôtels
et de la population et leurs résultats ont été
probants.
Les fonds sous-marins
ont reçu l'attention d'équipes locales
et internationales de plongeurs venues nettoyer les
coraux. Les spots restent magnifiques, parmi les plus
beaux du monde.
Les habitants de
la région sont très reconnaissants de
l'élan mondial de solidarité envers eux
et revendiquent désormais le droit de travailler
dignement, ils comptent beaucoup sur le retour des touristes.
Si vous souhaitiez
de plus amples informations, nous restons à votre
entière disposition par le biais du courrier
électronique.
3 - Le point sur la grippe
aviaire
Le virus de la
grippe aviaire qui s'est étendu de l'Asie à
l'Europe continue à mobiliser fortement la communauté
scientifique et politique comme l'a prouvée la
dernière assemblée générale
de l'Organisation mondiale
de la Santé.
Depuis que ce virus
a franchi la barrière des espèces en 1997
à Hong Kong, les personnes infectées l'ont
été par contact avec des volailles malades.
Seize personnes sont décédées en
Thaïlande depuis la déclaration de la maladie
en 2003 (134 victimes au niveau mondial), et aucun cas
de transmission interhumaine n'a pu être observé.
L'épidémie est actuellement jugulée
par l'abattage massif de volailles infectées
et par des campagnes de vaccination. Des équipes
mobiles ont détruit 300.000 volailles en juillet
2006 et un fonds d'indemnisation d'1,7 millions de dollars
a été débloqué pour aider
les éleveurs.
Plusieurs pistes
de vaccins pour l'homme sont élaborées
actuellement, cependant ce serait la forme humaine du
virus transmué qui pourrait provoquer une réelle
pandémie. Il faut donc attendre l'identification
du virus réassortant pour obtenir un vaccin efficace
pour l'homme.
L'OMS indique que
la contamination des humains ne se produit pas par la
consommation de viande de volaille mais par un contact
rapproché avec des volailles infectées
(fermes, élevages, abattoirs, marchés
d'animaux vivants, qu'il convient donc d'éviter),
voire avec des porcs contaminés par des volailles
infectées.
S'il est impossible
de prédire si la forme humaine du virus apparaîtra
et quand, les scientifiques comme les autorités
de santé publique se préparent à
cette éventualité. D'autres pandémies
font bien plus de morts en France (la grippe y est à
l'origine d'en moyenne 2500 décès par
an) ou dans le monde (les maladies liées à
l'eau insalubre, etc ...).
Une surveillance
nationale et internationale est en place, à laquelle
l'Institut Pasteur participe. Le Tamiflu est un antiviral
efficace sur l'ensemble des souches grippales.
Certaines personnes contaminées
au Vietnam et en Thaïlande ont pu ainsi guérir
de la maladie.
Si vous souhaitiez
de plus amples informations sur les mesures de prévention
sanitaire à prendre avant votre voyage, vous
pouvez consulter notre page
d'informations pratiques ou nous contacter par le
biais du courrier
électronique.
| La Thaïlande
est aussi réputée comme destination
de "tourisme médical" notamment
pour la clientèle moyen-orientale qui y effectue
des opérations lourdes. Les médecins
des hôpitaux les plus fiables ont été
formés en partie aux Etats-Unis ou en Europe
et parlent donc anglais. |
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