Situation concernant le coronavirus COVID-19 pour la Thaïlande

A la date du 9 juillet 2020, il y a 59 cas actifs en Thaïlande. Depuis plus de quarante jours, il n'y a plus de nouveaux cas locaux. Par contre, quelques cas sont identifiés régulièrement parmi les nombreux Thaïlandais en quarantaine stricte suite à leur retour dans le pays.


Depuis le début de l'épidémie en janvier, 58 personnes sont décédées et 3 085 personnes infectées sont désormais guéries et sorties de l'hôpital. Voir la page officielle sur les données et la cartographie par provinces.

SOMMAIRE
 Les mesures prises par les autorités thaïlandaises pour lutter contre l'épidémie

Plus aucun touriste ne peut rentrer sur le territoire depuis le 26 mars

Les perspectives de réouverture du Royaume aux touristes

Les mesures prises par Thaïlande Autrement pendant les voyages de février et mars 2020


Les mesures prises par les autorités thaïlandaises pour lutter contre l'épidémie


Selon un rapport paru en 2019, la Thaïlande est considérée comme le 6e pays au monde le mieux préparé pour faire face à des catastrophes sanitaires majeures telles que les épidémies. Elle devance même la France qui est classée 11e. Voir l'article avec le lien vers ce rapport.

Le premier cas de coronavirus en Thaïlande a été identifié le 13 janvier 2020 sur une touriste chinoise de Wuhan qui a été scannée le 8 janvier à l'aéroport de Bangkok. En effet, les autorités thaïlandaises ont rapidement réagi en analysant, dès le 3 janvier (soit 3 jours après l'annonce officielle de cas à Wuhan), toutes les personnes arrivant en provenance de la Chine dans différents aéroports thaïlandais. Par la suite, elles ont exigé que tout touriste chinois présente un certificat médical attestant qu'il ne présente aucun symptôme lié au coronavirus. De son côté, le gouvernement chinois a interdit aux agences locales d’organiser des séjours à l'étranger pour les groupes de touristes chinois. Ces contrôles aux arrivées dans le Royaume ont été élargis aux autres pays où des foyers d’épidémie se déclaraient. Durant deux mois, les quelques Thaïlandais infectés se sont présentés d’eux-mêmes dans les hôpitaux et certains hôtels ont signalé des clients présentant les symptômes.

Cette réaction rapide de la part des autorités et de la population thaïlandaises (notamment via l'action essentielle d'un million de volontaires de santé) a permis d’identifier les personnes malades et de les isoler. Leurs proches, collègues, etc. ont été recherchés et analysés.

Pour tenter de comprendre pourquoi le virus s'est propagé plus vite en Europe qu’en Thaïlande, nous vous invitons à lire cet article paru le 4 mars 2020 dans le magazine francophone Lepetitjournal.com qui a interrogé le Dr Gérard Lalande, médecin français basé à Bangkok.

L'évolution a été très lente jusqu'à mi-mars, la barre des 100 cas étant dépassée seulement le 15 mars 2020, soit deux mois après le 1er cas identifé dans le Royaume. Ensuite, plusieurs foyers locaux identifiés, et le retour de Thailandais de pays fortement infectés, ont contribué à faire grimper plus fortement la courbe de l'épidémie. Celle-ci est cependant restée modérée, la Thaïlande se situant encore dans le groupe des pays avec le moins grand nombre de cas (et de morts également) pour 1 million d'habitants (voir les statistiques mondiales).

Voir l'article "Covid-19 - Pourquoi la Thaïlande déplore-t-elle aussi peu de décès ? " du 8 avril 2020 paru dans Lepetitjournal.com.

Fin mars, les autorités ont pris des mesures fortes (voir ci-dessous) pour réduire la transmission du virus. Grâce à la bonne coopération des habitants et touristes restés sur place, la courbe des infections s'est infléchie.

Selon un classement récent (29 mai 2020) sur les risque d'attraper le virus en voyageant, la Thaïlande fait partie des pays les moins à risque.


Plus aucun touriste ne pouvait rentrer sur le territoire entre le 26 mars et le 30 juin


Depuis le 26 mars, un décret d'urgence est entré en application, il vient d'être prolongé jusqu'au 31 juillet 2020. Jusque fin juin, il comprenait l'interdiction d'entrée dans le Royaume des étrangers (sauf cas particuliers : diplomates, pilotes, personnes avec permis de travail, etc).

Il n'y a pas eu de confinement obligatoire 24h/24 mais les déplacements inter-provinces étaient très limités avec de nombreux check-points sur les routes. Ce n'est plus le cas désormais. Par ailleurs, le gouvernement a levé le couvre-feu à compter du 15 juin.

Du fait que le nombre de nouveaux cas de personnes infectées a fortement baissé fin avril, le gouvernement avait déjà autorisé, début mai, la réouverture des marchés et certains commerces. Les restaurants, qui ne pouvaient proposer que de la vente à emporter pendant tout le mois d'avril, peuvent accueillir à nouveau la restauration sur place. Mais les conditions de distanciation sociale sont strictes, ce qui donne des scènes assez surréalistes comme en témoigne cet article du 5 mai dans Lepetitjournal.com.

Les piscines et les grands centres commerciaux (malls) ont réouvert le 17 mai et les salons de massages, les cinémas et les théâtres le 1er juin (avec des nouvelles règles à respecter). Les derniers lieux fermés (bars, stade de boxe, etc) ont pu ouvrir le 1er juillet.

Les temples de la cité historique d'Ayuthaya ont réouverts durant le week-end des 23-34 mai (voir article du Bangkok Post) et celui de Doi Suthep était ouvert ce week-end. Progressivement, les lieux touristiques rouvrent dans tout le pays.

A Chiang Mai, où nous habitons tous, la vie a repris son cours quasi normal sauf qu'il n'y a pas de touristes et les magasins qui en dépendent restent fermés. Evidemment, le port du masque reste la règle volontaire dans la population. Du gel est présent partout dans les entrées de commerces, d'hopitaux et de nombreux restaurants. Il y a des contrôles de températures lors de check-points sur les grands axes routiers, aux aéroports, à l'entrée des centres commerciaux, etc.

Une application permet d'enregistrer facilement sa présence dans les supermarchés et centres commerciaux
pour être recontactés ensuite si on a pu être en contact avec un porteur de virus. Lorsqu'on signale sa sortie de l'établissement, on peut aussi évaluer, avec quelques clics supplémentaires, les mesures sanitaires qui y sont appliquées. Voir la présentation de ce système sur le site web Toute la Thaïlande.

Nous vous suggérons de lire également les informations diffusées par France Diplomatie pour les voyageurs en Thaïlande.


Les perspectives de réouverture du Royaume aux touristes


Du fait que l'épidémie est éradiquée dans le pays, le gouvernement a donc confirmé la levée des restrictions de déplacements internes, de fermetures d'établissement, etc., le 1er juillet 2020. Evidemment, les fameux gestes barrières resteront en vigueur et nous pouvons témoigner qu'ils sont très appliqués ici, comme expliqué ci-dessus. Les autorités ont également autorisé à nouveau les vols internationaux à compter de cette même date.

Mais cela ne veut pas dire pour autant que tous les touristes étrangers peuvent venir en Thaïlande...
Tout d'abord, les nombreux Thaïlandais qui n'ont pas encore pu revenir dans leur pays sont prioritaires notamment pour rester dans les capacités de quarantaine obligatoire. Celle-ci a lieu soit dans des centres de type casernes militaires ou des hôtels simples (sans coût à payer), soit dans des hôtels plus confortables désignés par l'Etat mais avec paiement des frais par la personne mise en quarantaine.

Selon cet article du 25 juin dans Lepetitjournal.com, le porte-parole du Centre de gestion de la situation du Covid-19 (CCSA) a cité, mercredi 24 juin, "sept catégories de voyageurs étrangers autorisés à entrer dans le royaume répartis en deux groupes".

Le premier groupe devra se soumettre à une quarantaine (14 jours), il comprend des personnes autorisées à venir travailler ou discuter affaires, des étrangers mariés à des Thaïlandais et des touristes médicaux (ils seront donc hospitalisés et suivis à l'hôpital pour leur quarantaine, y compris avec plusieurs tests Covid-19).

Le deuxième groupe n'aura pas à respecter une quarantaine à l'arrivée mais ces personnes devront présenter, notamment, un certificat de non-infection par le coronavirus SARS-CoV-2 pour pouvoir entrer. Ce sont des étrangers en voyage d'affaires de courte durée ou invités par le gouvernement.

Mais il s'agit aussi des premiers touristes classiques dans le sens où ceux-là ne viendront pas pour des soins. A compter de septembre 2020 (août ne semblant plus réaliste), ces touristes viendraient seulement de pays ayant maitrisé l'épidémie et signé des accords sanitaires, les désormais fameuses "bulles de voyages" débattues également en Europe il y a quelques semaines. La Chine, le Japon et la Corée du Sud seraient les premiers pays concernés. L'Australie était citée également mais la remontée de l'épidémie là-bas écarte cette possibilité à court terme.

Il semble se confirmer que ces touristes ne seront autorisés que dans certaines destinations du royaume, des destinations balnéaires, pour que leur état de santé soit mieux contrôlable (une sorte de quarantaine à la plage...).

Il devient donc de plus en plus clair que les touristes européens ne pourront pas venir en Thaïlande en juillet et même en août. Sauf les cas particuliers des "touristes médicaux et de bien-être" dont environ 30 000 seraient déjà inscrits. 

Attention donc à la confusion possible ! L'Union Européenne a bien intégré la Thaïlande parmi les 15 pays avec lesquels elle rouvre ses frontières extérieures. Si les Thaïlandais sont donc autorisés à voyager en Europe à compter du 1er juillet, l'inverse n'est pas encore vrai (sauf cas particuliers mentionnés ci-dessus).  

Il faut donc garder patience pour venir parcourir le royaume avec Thaïlande Autrement ! Si tout se passe bien, nous devrions être en capacité de vous accueillir à nouveau pour des circuits itinérants à compter de septembre ou octobre.

Nous mettrons à jour ces informations quand des éléments fiables seront disponibles.
Attention aux nombreuses informations erronées qui circulent sur les réseaux sociaux, dans certains "magazines" qui veulent faire le buzz...


Les mesures prises par Thaïlande Autrement pendant les voyages de février et mars 2020


Les recommandations officielles qui sont faites aux voyageurs sont de se laver régulièrement les mains. Pour faciliter cette mesure d'hygiène pour nos clients, depuis début février, nous avons acheté des gels désinfectants que nous avons fourni avec leur dossier de voyage à l'arrivée. La quantité fournie était suffisante pour plusieurs jours. Pour la suite, des gels étaient disponibles également dans les vans de nos chauffeurs pour la partie centre-nord du pays.

A partir de début mars, Thaïlande Autrement a également fourni un masque chirurgical par personne dans le dossier de voyage. La plupart des clients ne les ont mis que dans des endroits très fréquentés comme les marchés par exemple.

En pleine haute saison, nous avons eu de nombreux clients sur place. Depuis le premier cas de coronavirus en Thaïlande le 13 janvier 2020, 133 adultes et enfants ont voyagé avec nous. Les séjours se sont déroulés tout à fait normalement, aucune visite ni activité n'ayant été empêchées. En Thaïlande, jusque courant mars, il n’y avait eu aucune fermeture de sites historiques, musées, parcs nationaux, etc. Voir le témoignage de clients sur cette période.

Avec la baisse progressive du nombre de vols internationaux, nos derniers clients sur place fin mars ont eu des vols annulés. Nous avons évidemment assuré un suivi personnalisé de tous ces clients afin de les accompagner dans la réorganisation de leur retour en Europe. Bien que n'étant pas responsable de la réservation des vols internationaux (nous nous chargeons uniquement de l'organisation des séjours sur place), fidèle à notre tradition d'assistance à nos clients dans toutes les situations, nous avons mis tout en oeuvre pour les aider à contacter les compagnies aériennes et pour adapter nos prestations en temps réel.

Par exemple, le dimanche 22 mars au matin, nous avons été 4 personnes du bureau, et notre partenaire locale spécialiste de réservations aériennes, à nous mobiliser, avec succès, pour trouver une alternative à l'annulation soudaine d'un vol prévu le 24 mars. Ces deux clientes ont pu repartir, le 26 mars, sur le vol que nous avions réservé comme alternative et nous leur avons rédigé un justificatif à présenter lors des contrôles sur leur trajet routier en France.

Depuis le 28 mars, nous n'avons plus de clients sur place. Grâce à notre aide (notamment pour les fastidieux contacts avec les compagnies aériennes), aucun de nos clients n'a eu besoin de solliciter l'appui de l'ambassade (de France en l'occurrence) pour repartir du Royaume.
 
Habitant en Thaïlande, toute notre équipe (désormais en télé-travail) suit évidemment l’évolution quotidienne de la situation et continuera, autant que possible, à vous informer à travers cette page.

En finir avec la pandémie est l'affaire de tous !
Limitez vos déplacements au strict nécessaire...
Portez-vous bien, vous et vos proches !

Thailande Autrement